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article du 26 mars 1985

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  8 Novembre 2014

Le caricaturiste Maurice Tournade s'est éteint à l'âge de 90 ans.

 

 

En mai 2006, il recevait les insignes de chevalier des Arts et Lettres.

 

Pendant une trentaine d’années, les caricatures de Maurice Tournade ont rythmé les pages de La Nouvelle République.

 

Son trait était rond, comme lui, et son humour avait la bienveillance de son caractère. Maurice Tournade vient de s'éteindre à l'âge de 90 ans à la suite de plusieurs chutes qui l'avaient affaibli.
Avec lui disparaît une des figures emblématiques de La Nouvelle République, dont il fut l'une des illustres plumes entre les années soixante et quatre-vingt. Mais avant d'être le caricaturiste attitré du journal, c'est avec un ballon rond (décidément) que ce natif de Martin-le-Beau a lancé sa carrière, en Anjou. Il fut longtemps footballeur au SCO d'Angers, tout en montrant de grandes qualités d'athlètes sur 100 mètres notamment.

 

Une rubrique fertile

 

Et puis, un jour, sa fibre journalistique prit le dessus sur tout le reste, au point de le pousser dans les colonnes de La Nouvelle République, où son appétit pour la culture l'installera longtemps comme le chef d'une rubrique fertile et animée. Il acheva sa carrière en 1989 comme secrétaire général du quotidien.
Amoureux de chant lyrique et de musique classique, il était lui-même connu pour avoir une belle voix de baryton. Une voix qui l'amena certaines fois à tenir de petits rôles dans des oratorios. Mais si le nom de Maurice Tournade est aujourd'hui connu par une ancienne génération de lecteurs c'est surtout par ses caricatures, qu'il distillait chaque semaine dans une sorte de feuilleton où s'égrenaient les grands moments de l'actualité
« C'était un caricaturiste fantastique. Ses dessins étaient futés, malins, mais jamais méchants. Il savait saisir le caractère des gens. Il y mettait toujours une dose de sympathie », se souvient Jacques Saint-Cricq, président du conseil de surveillance de La Nouvelle République.

 

" Un homme bon "

 

« C'était un homme bon et bienveillant », ajoute Claude Panterne, ami de 60 ans.« C'était un bon vivant, avec qui nous aimions partager des moments autour d'une table ou d'un concert. » 
Sa notoriété auprès de ses confrères dépassa les frontières de la région lorsqu'il couvrit notamment les trois procès de Marie Besnard. Une notoriété qui lui valu l'honneur, en 2006, de recevoir les insignes de chevalier des Arts et Lettres de mains de Renaud Donnedieu de Vabres, alors ministre de la Culture.
A son épouse, à ses enfants et à sa famille, la Nouvelle République présente ses plus sincères condoléances.

 

 

Jacques Benzakoun

 

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